La question de l'hébergement se pose dans presque tous les rendez-vous. Elle a trois réponses, et non une. Ce document dit laquelle proposer, ce qu'elle coûte, et ce qu'elle suppose du client.
« Nous avons trois niveaux : mutualisé, base dédiée, et installation sur votre infrastructure. Les deux premiers sont immédiats. Le troisième existe, il se chiffre à part, et il suppose que vous disposiez d'une équipe d'exploitation. »
Elle ne ferme aucune porte, ne promet rien d'intenable, et fait du troisième niveau un signal de sérieux plutôt qu'une contrainte. Dans la plupart des cas, le client qui pose la question se satisfait de la base dédiée une fois qu'il a mesuré ce que l'auto-hébergement lui coûterait à lui.
| 1 — Mutualisé | 2 — Base dédiée | 3 — Chez le client | |
|---|---|---|---|
| Où vivent les données | Base MIBsoft, UE | Base propre au client, UE | Serveur du client |
| Cloisonnement | Par règles de sécurité par ligne (RLS) | Physique : une base par client | Total |
| Délai de mise en service | Immédiat | Environ 1 heure | Plusieurs jours, projet à part |
| Sauvegardes | MIBsoft, quotidiennes, vérifiées | MIBsoft, quotidiennes, vérifiées | À la charge du client |
| Correctifs et évolutions | Continus, transparents | Continus | Versions livrées, mise à jour planifiée |
| Ce que le client doit fournir | Rien | Rien | Serveur, exploitation, sauvegarde |
C'est la réponse à privilégier. Ce n'est plus « vos données chez MIBsoft », c'est « votre base, que MIBsoft administre ». Le client a son propre périmètre, sa propre sauvegarde, et peut retirer les accès.
Mise en œuvre : un projet Supabase neuf dans l'UE, et les migrations du dépôt rejouées dessus. L'architecture sépare déjà tout par client : il n'y a rien à réécrire.
Ce que cela coûte à MIBsoft, et qu'il faut facturer : un abonnement par client, et surtout autant de bases à faire évoluer à chaque version. C'est là qu'est le prix réel — pas dans l'installation, dans la maintenance.
Au-delà de trois ou quatre bases dédiées, il faut un script qui rejoue les migrations sur toutes les bases et vérifie qu'aucune n'est en retard. Sans lui, les versions divergent en silence — et une divergence de ce type a déjà été constatée en interne : une table présente en développement, absente en production, qui rendait un module réglementaire inutilisable sans que rien ne le signale.
Techniquement possible : la plateforme s'auto-héberge. Mais les conditions réelles ne sont pas techniques, et c'est ce qu'il faut savoir avant de s'engager.
Il faut quelqu'un chez le client qui accepte d'exploiter cette machine : la surveiller, appliquer les correctifs de sécurité, restaurer si elle tombe. Dans une PME, cette personne n'existe pas. Dans un grand compte, elle existe — et elle demandera des engagements de niveau de service qu'un éditeur seul ne tient pas.
Ce n'est pas un refus : c'est un autre métier, celui d'éditeur de logiciel installé. Il se vend, mais il se vend cher et il se prépare. À ne pas proposer par défaut.
Beaucoup de refus tombent sans changer d'hébergement, dès lors qu'on montre :
Les documents à remettre : Fiche technique DSI, PSSI, DPA, Sous-traitants, PRA / PCA.